Les propos de Marie Holzman et Lu Decheng m’ont retourné
le cœur. J’ai médité sur tout cela : pourquoi, bien que l’amour domine le monde, la haine donne encore à penser des actions inhumaines ? Des actions telles que la torture ou la mise à
mort d’un être humain, quel qu’il soit ? Je ne sais. Mais il semble que la simple absurdité n’y soit pas étrangère.
Dégradantes également pour celui qui les exécute, ces tortures
semblent hors du temps, bien loin des rêves de ceux qui les subissent bien sûr, mais loin aussi des rêves de l’Humanité toute entière. C’est un sentiment de dégoût mêlé d’impuissance et de
révolte qui se développe en moi. Il faut pourtant se tenir debout, comme eux l’on fait. Ceux qui ne craignant pas les maux ont transgressé les lois pour s’offrir, nous offrir, des rêves
d’impossible. Pour cela notre liberté leur doit tout. Oui, notre liberté se fait par le combat des autres. Parfois. Et nous pouvons penser que nos combats sont aptes à réaliser leur liberté à
eux. C’est en cela qu’il faut croire.
L’espoir n’est pas un vain mot…