Ravagé de douleur au point d’armer des coups
Entre deux bras ouverts, sur un cœur si aimant
Ruisselant de bonté, puis maculé de sang,
En un lieu si sacré, au milieu des priants ?
Refuge de paix pour beaucoup, que faire alors ?
On jette un œil autour : si l’ironie du sort
Gardait pour cette nuit un couteau assassin
Et frappait à nouveau, sur moi ou mon voisin ?
Rien ne peut préserver de tout mal l’être humain…
Nous devons accepter que vivre, c’est aussi
Octroyer à nos corps le pouvoir de mourir…
Une flamme s’éteint pour qu’une autre aille luire
S’inscrivant dans la ronde d’un souffle infini…
Puissions-nous découvrir à temps cette détresse
Orchestrant l’innommable, afin de l’éviter.
Redoublons d’attention pour ceux que l’on délaisse.
Tenons-nous fort serrés contre la cruauté…
En nous résonne encor’ ta voix, Frère Roger…
Cécile Derouet, acrostiche en alexandrins, 18/08/05,
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NB: Principe de l'acrostiche: les premières lettres de chaque vers, en verticale, forment des mots...